Giovanni Paolo II
Annuncio di S.E. Mons. Claude Feidt,

Arcivescovo d'Aix e d'Arles

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Le 2 juin 2005 au soir, une religieuse de l’institut des Petites Sœurs des Maternités catholiques, de la Maternité de l’Etoile, à Puyricard près d’Aix-en-Provence, a été guérie d’une maladie diagnostiquée comme maladie de Parkinson et qui avait atteint un stade avancé. Cette guérison, en lien avec la prière que les Sœurs de tout l’institut faisaient monter vers Dieu par l’intercession de Jean Paul II depuis le décès de celui-ci, survenu exactement deux mois auparavant, s’est produite de manière telle que l’archevêque d’Aix et d’Arles, à la demande du Postulateur de la cause de canonisation de Jean Paul II, a décidé d’ouvrir une enquête approfondie. Ce « procès informatif » qui a duré un an a requis la coopération de plusieurs experts. Il vient d’être conclu, à Aix-en-Provence, ce vendredi 23 mars 2007. Les actes de ce procès seront transmis prochainement à la Congrégation romaine pour les Causes des Saints qui jugera si le cas doit être proposé au Pape Benoît XVI, en vue de la reconnaissance d’un miracle dû à l’intercession de son prédécesseur.

 

Il se trouve que la conclusion de ce procès aixois coïncide pratiquement avec celle du procès sur la vie et les vertus du Serviteur de Dieu Jean Paul II, instruit dans le diocèse de Rome, qui se déroulera le 2 avril 2007 à midi, en la Basilique Saint Jean de Latran.

 

Le sérieux d’une enquête à conduire dans la plus grande sérénité et le respect de la vie privée de la religieuse concernée, qui a pleinement repris ses activités depuis sa guérison, expliquent qu’aucune information à ce sujet n’ait été donnée par l’archevêché d’Aix-en-Provence jusqu’à présent.

 

Une conférence de presse aura lieu à la Maison diocésaine d’Aix-en-Provence (7, cours de la Trinité) ce vendredi 30 mars à 10h30.

 

Contact : P. Luc Marie Lalanne – 04 42 17 58 03.

 

Annexe :

1) Les Petites Sœurs des Maternités Catholiques

Les Petites Sœurs des Maternités Catholiques, fondées à Bourgoin-Jallieu (38), il y a près de soixante quinze ans, par Mgr Emile Guerry, archevêque de Cambrai, et Mère Marie Jean-Baptiste Lantelme, œuvrent au service de la famille, spécialement de l’accueil de la vie à naître.

 

Leur institut a été déclaré de droit pontifical par le Pape Jean Paul II en 1982. Présentes dans quatre maisons en France et une au Sénégal, elles ont reçu l’encyclique de Jean Paul II sur « l’Evangile de la Vie » comme la grande charte de leur vie et de leur action.

 

La Maternité Catholique de Provence, « l’Etoile », a été fondée en 1975, à Puyricard. Reconnue pour sa haute compétence technique et pour la qualité de son accueil aux mères et aux familles, elle fait partie du secteur hospitalier du Pays d’Aix. Plus de 56.000 nouveaux-nés y ont vu le jour depuis sa création.

 

2) La procédure de reconnaissance d’un miracle

Lorsqu’une guérison au caractère extraordinaire survient dans le contexte d’une prière faite à Dieu par l’intercession d’un fidèle défunt, il revient à l’évêque diocésain de juger de  l’opportunité d’ouvrir une enquête pour en déterminer les circonstances exactes, tant au plan médical que spirituel. S’il le juge bon, l’évêque, après avoir consulté des experts, constitue un tribunal chargé d’instruire cette enquête selon les normes du droit canonique. Au terme de ce procès, les actes sont transmis à la Congrégation romaine pour les Causes des Saints. A l’issue d’une procédure rigoureuse, avec l’intervention de nombreux experts médicaux et théologiens, l’assemblée de la congrégation, composée de cardinaux et d’évêques, décide s’il convient de soumettre le cas au jugement final du Pape. Il revient à celui-ci de décider de la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession d’un Serviteur ou d’une Servante de Dieu.

 

Un miracle est une confirmation de la présence du Royaume de Dieu sur la terre (Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, n. 5). Sa reconnaissance suppose que le phénomène prodigieux examiné soit inexplicable dans l’état actuel des connaissances scientifiques, et qu’il apparaisse en lien avec les prières adressées à Dieu par l’intercession du Serviteur ou de la Servante de Dieu.

 

Rappelons enfin que la béatification d’un fidèle – à l’exception d’un martyr – requiert la reconnaissance d’un miracle survenu après la mort de celui-ci et par son intercession. Il en va de même pour la canonisation.

 


Santo subito

S.E. Mons Calude Feidt, Arcivescovo d'Aix et d'Arles
 
 
 

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