La naissances de l'ordre

renvoyer

 

Les Fondateur

Il est bien loin ce XVIIe siècle, bourdonnant de renouveau spirituel, et pourtant si près de nous par certaines de ses préoccupations! Nous y découvrons deux personnages merveilleux: saint François de Sales, évêque de Genève, dont la doctrine spirituelle est toujours actuelle et sainte Jeanne-Françoise de Chantal, à la pensée religieuse si originale. Ensemble ils fondèrent l'Ordre de la Visitation Sainte Marie.

 

Lorsque François naquit en 1567 à Thorens, petit village de Savoie, l'Europe est divisée par les guerres entre les catholiques et les protestants.

 

Son père, François de Boisy, le destine à une brillante carrière de sénateur. Il l'envoie étudier à La-Roche-sur-Foron, à Annecy, puis à Paris et finalement à l'Université de Padoue.

 

Pour plaire à son père, François étudie le Droit, mais pour se plaire à lui-même il étudie parallèlement la théologie, car il ne partage pas les ambitions paternelles.

 

Lorsqu'il termine ses études, il revient en Savoie, gentilhomme accompli, orgueil de son père qui lui prépare un brillant mariage. Mais François se dérobe; il veut se donner au Seigneur en devenant prêtre.

 

On lui offre la prévôté du chapitre de Saint-Pierre de Genève, alors en exil à Annecy; première fonction du diocèse après celle de l'évêque. Il accepte, sachant que cet honneur aidera son père à consentir à sa décision de suivre l'appel de Dieu. Sa mère, Françoise de Sionnaz, l'aide en secret à s'y préparer. Il est ordonné prêtre en 1593.

 

Il ne tarda pas à donner la mesure de son énergie, de ses capacités, de sa vertu. Mgr Granier veut ré évangéliser le Chablais, récemment récupéré par le Duc de Savoie et devenu, après son annexion par Genève, tout à fait calviniste. François s'offre à son évêque pour cette mission dangereuse. Pour échapper à la mort, il doit chercher refuge dans la forteresse des Allinges, la nuit, tant est forte la haine qui divise les chrétiens de l'époque. Il a le courage de prêcher dans les églises...vides !

 

Les gens ont trop peur de Berne pour se montrer publiquement.

 

François sans se décourager prend un moyen pour les atteindre. Il rédige des textes qu'il glisse sous les portes. C'est l'origine des Controverses. Peu à peu, ses efforts portent fruit et, aidé du Père Chérubin, capucin, il ramène le Chablais au catholicisme.

 

A la mort de Mgr Granier, François devient évêque de Genève en exil à Annecy. Ordonné dans l'église de son baptême à Thorens, en 1602, le jeune évêque se fait ""tout à tous ", pour amener tous les hommes au Christ. Il prêche, il enseigne le catéchisme, il parcourt son diocèse, souvent au péril de sa vie dans les hautes montagnes.

 

Il réforme les abbayes déchues, réunit en synode son clergé, visite les prisonniers et les malades. Pendant les premières années de son épiscopat, il rédige " L'Introduction à la vie dévote " qui connaît un succès foudroyant. Riche de l'expérience acquise parmi les soldats aux Allinges et parmi les âmes d'élite rencontrées, en particulier dans le salon de Mme Acarie, lors de son séjour à Paris en 1601, il veut mettre l'engagement chrétien à la portée de tous. Tout le monde peut aimer et servir Dieu, là où il se trouve : à la cour, à la caserne, en ménage.

 

Il accepte parfois de prêcher hors de son diocèse. C'est ainsi qu'au carême de 1604 il rencontre à Dijon Jeanne-Françoise Frémyot, veuve du baron de Chantal. La fondation de l'Ordre de la Visitation, six ans plus tard, sera le fruit de cette rencontre. François est logé chez le président Frémyot, père de Jeanne, laquelle profite de l'occasion pour se mettre sous sa direction. François entre dans la vraie vie le 28 décembre 1622 et est canonisé en 1665. proclamé Docteur de l'Eglise en 1877 et patron des journalistes en 1923.

 

Jeanne, née à Dijon en 1572, est une vraie fille de Bourgogne, gaie, enjouée, passionnée, tendre. Sa mère, Marguerite de Berbisey, meurt à la naissance de son frère André, futur archevêque de Bourges. Jeanne a alors 18 mois. Pourtant, elle connaît une enfance heureuse auprès de son père et d'une tante. Elle apprend tout ce qui est convenable à une fille de l'époque: lire, écrire, compter, danser, chanter... Elle acquiert aussi une certaine formation juridique auprès de son père. Lorsque Jeanne à 15 ans, sa sœur aînée Marguerite, épouse Jean-Jacques de Neuchèze, seigneur des Francs. Elle accompagne le jeune couple à sa nouvelle demeure en Poitou et reste auprès d'eux cinq ans. Elle écarte résolument plusieurs partis indésirables - malgré les apparences - au grand dépit de sa sœur et de son beau-frère.

 

Dès que la situation politique, agitée et troublée alors le permet, le président Frémyot rappelle sa fille pour la marier à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Bien que le mariage soit arrangé par les parents, selon les habitudes de l'époque, le jeune couple s'aime passionnément et connaît un bonheur véritable. Bonheur comblé par la naissance de quatre beaux enfants. Pourtant ce bonheur ne dure pas. Le baron de Chantal revient de la cour, malade. Son épouse le soigne jour et nuit. Lorsqu'il est convalescent, un cousin lui propose une partie de chasse. Christophe accepte. Et c'est le drame. Blessé accidentellement, il mourra neuf jours plus tard, après avoir pardonner à son meurtrier involontaire et fait la paix avec son Dieu. Jeanne est folle de douleur.

 

La jeune femme se retrouve veuve à 28 ans avec quatre enfants à charge. Elle fait vœu de chasteté et refuse toute offre d'un second mariage. C'est du cœur brisé de la femme que Dieu forge celui de la sainte. Son beau-père exige qu'elle vienne vivre chez lui à Monthelon. Elle y souffre beaucoup sous l'emprise d'une servante-maîtresse qui règne au château. Poussée par des désirs d'une vie plus parfaite, elle choisit malencontreusement un directeur spirituel plutôt tyrannique qu'éclairé. C'est au cours d'une rencontre inopinée avec François de Sales que son âme retrouvera la paix. Elle meurt le 13 décembre 1641 à Moulins et laisse l'Ordre solidement établi avec 87 monastères. Elle sera canonisée en 1767. 

 

Sainte Marguerite-Marie Alacoque - Promotrice de la dévotion au Sacré-Coeur 

Née dans le Charolais un 22 juillet, Marguerite-Marie était la cinquième des sept enfants de Claude Alacoque, un notaire royal, et de Philiberte. Son père mourut alors qu'elle n'avait que huit ans. Elle fut envoyée à l'école des Clarisses de Charolles, où elle fit sa première communion. Mais, après deux ans d'école, elle fut obligée de partir en raison de sa mauvaise santé. Entre dix et quinze ans, elle fut clouée au lit par des rhumatismes articulaires. Même après sa guérison partielle, elle restera faible et dépendante de sa mère et de sa famille. C'est durant ces années que sa dévotion au Saint-Sacrement, sa nature contemplative et sa conception spirituelle de la souffrance se développèrent. Dès l'âge de vingt ans, elle commença à avoir des vision du Christ.

 

Les Visions 

Marguerite rejeta très vite l'éventualité d'un mariage et entra en 1671 dans l'Ordre de la Visitation à Paray-le-Monial. Elle fut pendant un an, novice. Durant les trois ans qui suivirent, elle eut les plus célèbres visions. Le Christ lui ordonna de promouvoir la dévotion au Sacré-Cœur, de consacrer un jour de fête en son honneur et d'instituer la pratique de l'Heure sainte.

 

Mais les efforts de Marguerite se heurtèrent au refus de la Supérieure, la mère de Saumaise. Mais le confesseur jésuite de la Communauté, Claude La Colombière, fit largement connaître et accepter ses visions. Elle ne bénéficia de l'appui de la Communauté qu'en 1653, quand la Mère Melin, devenue Supérieure, la nomma Assistante, puis Maîtresse des novices. En 1686, la Communauté commença à célébrer la fête du Sacré-Cœur, et eux ans plus tard, une chapelle fut construite dans le jardin en son honneur. Ce culte se répandit très vite dans les autres maisons de l'Ordre.

 

Marguerite-Marie mourut le 17 octobre, et en 1765, le pape Clément XIII approuva officiellement la dévotion au Sacré-Cœur. Elle fut béatifiée en 1864 et canonisée par le pape Benoît XV en 1920.

 

Prière de Sainte Marguerite-Marie au Sacré-Cœur de Jésus

Père éternel, je vous offre le cœur de Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, comme il s'est offert lui-même en sacrifice pour moi. Recevez cette offrande que je vous fais, comme aussi tous les désirs, tous les sentiments, toutes les affections, tous les mouvements, tous les actes de ce Sacré-Cœur. Ils sont miens, puisqu'il s'est immolé lui-même pour moi, et je veux à l'avenir ne désirer que lui seul.  Recevez-les en satisfaction pour mes péchés, et en action de grâces pour vos bienfaits.

 

Recevez-les et accordez-moi par ses mérites, toutes les grâces qui me sont nécessaires, et surtout la grâce de la persévérance finale. Recevez-les comme autant d'actes d'amour, d'adoration, de louanges que j'offre à votre divine majesté , puisque c'est par le Cœur de Jésus que vous pouvez être dignement honoré e glorifié. Ainsi soit-il.

 


Santo Subito

 

               
   
  Italiano Polski English Français Español Portogúes  
 
 

Contacts

 

Credits

 

Link & Banner

 

Commentaires