Comme leurs frères,
elles comprennent
l’importance d’une
véritable recherche
de vérité. On peut
définir l'homme
comme celui qui
cherche la vérité (Fides
et Ratio
n. 28)
N’est-il pas en
effet nécessaire,
dans le monde
d’aujourd’hui, de
purifier
l’intelligence de
tous les a priori
venant de traditions
(familiales,
religieuses ou
politiques), et de
tout l’imaginaire
qui souvent empêche
un véritable contact
avec le réel ?
L’imaginaire, les
a priori, le
subjectivisme, sont
en effet des
obstacles majeurs à
la vie
contemplative. Pour
pouvoir être offerte
à Dieu, il faut que
l’intelligence soit
purifiée, il faut
qu’elle soit
redevenue objective.
Pour les
sœurs, l’éveil à une
réflexion qui part
de l’expérience du
réel a donc lieu dès
le noviciat et se
poursuit ensuite
dans les prieurés,
selon les
possibilités de
chacune. Cette
recherche d’une
véritable sagesse
humaine rend les
sœurs plus
disponibles à
accueillir la vie de
la grâce ; et, loin
d’empêcher une vraie
lecture de la parole
de Dieu comme le
ferait une
méditation trop
intellectuelle,
cette recherche de
vérité les aide à
recevoir la parole
de Dieu dont elles
désirent vivre comme
la Vierge Marie en a
vécu (Lc 11, 28),
sans la transformer
ni la ramener à ce
qu’elles en ont
compris. "Pour être
en harmonie avec la
parole de Dieu, il
est avant tout
nécessaire que la
philosophie retrouve
sa dimension
sapientielle de
recherche et du sens
ultime et global de
la vie" (Fides
et Ratio
n. 8)
La
recherche qui
consiste à
s’efforcer de
connaître ce qu’est
la personne humaine
et à découvrir, au
terme, l’existence
d’un Etre premier
que les traditions
religieuses
appellent Dieu (la
recherche
philosophique),
amène les sœurs à
une recherche
théologique ; là
elles étudient
l’enseignement du
Magistère et celui
de saint Thomas
d’Aquin, qu’elles
reçoivent de l’Eglise
comme « Docteur
commun ».
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